. Les modèles innovants pour l'approvisionnement des cantines scolaires en produits d'origines animales au cœur de sa recherche
Le Centre de Perfectionnement en Sciences Agronomiques (CePeSA) enregistre un nouveau diplômé en Master. Fulgence Primaël Sètonou Tohon, puisqu'il s'agit de lui, a soutenu son mémoire de fin de formation en Master le vendredi 12 juin 2026 sur le thème : « Développement de modèles innovants pour l'approvisionnement local des cantines scolaires en produits alimentaires d'origine animale au Bénin ». Devant les membres du jury présidé par le Professeur Latifou Idrissou, les parents, les amis et les invités, l'impétrant a présenté les résultats de ses travaux de recherche.
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À travers son mémoire, Fulgence Primaël Sètonou Tohon met l'accent sur le développement de modèles innovants pour l’approvisionnement local des cantines scolaires en produits alimentaires d'origine animale au Bénin. Il ressort que les cantines scolaires jouent un rôle stratégique dans l’amélioration de la nutrition, de la santé et de la réussite éducative des enfants, mais que les modèles existants présentent plusieurs limites, notamment une disponibilité irrégulière des produits animaux, des chaînes d’approvisionnement peu coordonnées, des financements insuffisants et une faible formalisation des rôles et responsabilités des acteurs impliqués. Ces insuffisances compromettent la qualité nutritionnelle des repas et limitent les apports en protéines et micronutriments essentiels, réduisant ainsi l’impact potentiel des cantines sur le développement cognitif et la santé des élèves. Pour répondre à ces défis, l’étude a adopté une approche participative centrée sur l’École Primaire Publique Suanin A dans la commune de N’Dali, en partant de l’étude de référence réalisée préalablement par le projet Malducs auprès de 365 écoles au Bénin. Elle a mobilisé plusieurs parties prenantes, incluant producteurs locaux, fournisseurs, responsables de cantine, parents d’élèves, personnel scolaire et autorités locales. La méthodologie combinait une revue documentaire, des ateliers méthodologiques, la réalisation d’un auto-diagnostic basé sur une grille structurée et un atelier de co-construction du modèle. La grille d’auto-diagnostic, articulée autour de neuf composantes clés, a permis d’identifier les forces et faiblesses du dispositif existant. Le diagnostic a révélé que le modèle actuel affectait particulièrement deux composantes prioritaires : le financement et la gouvernance, éléments structurants pour la régularité des approvisionnements et la coordination des acteurs.
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Le modèle innovant co-construit, développé à partir de ces analyses et validé collectivement, se distingue par l’intégration d’une contractualisation locale avec les producteurs, la planification budgétaire participative et la clarification des rôles et responsabilités des différents acteurs. Il favorise ainsi la régularité des approvisionnements, renforce l’implication communautaire, améliore la coordination entre les acteurs et soutient l’économie locale en valorisant les producteurs et fournisseurs de proximité. L’évaluation des perceptions via une échelle de Likert a confirmé l’acceptabilité et la pertinence de ces innovations, tout en mettant en évidence des ajustements nécessaires pour renforcer la durabilité et l’efficacité du dispositif.
Les résultats montrent que ce modèle co-construit constitue un levier pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des élèves, tout en offrant un cadre reproductible pour d’autres cantines scolaires confrontées à des contraintes similaires. Ce travail contribue ainsi à l’atteinte des Objectifs de développement durable relatifs à la nutrition, à la santé et à l’éducation, et propose une approche intégrée combinant innovation sociale, participation communautaire et gestion structurée des chaînes d’approvisionnement locales.
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Reconnaissance et fierté
Au terme de la délibération, le jury a accepté le travail de l'impétrant et lui a décerné la mention très bien. À la sortie de sa soutenance, c'est un sentiment de reconnaissance et de fierté qui anime Fulgence Primaël Sètonou Tohon. « C'est d'abord beaucoup de reconnaissance à mes maîtres pour la considération du travail, les commentaires et les suggestions qui me permettront d'affiner encore plus ce que j'ai fait grâce à leur sens de la critique scientifique. Une fierté aussi parce que c'est une étape qui vient d'être franchie. Comme je le souhaite, c'est toujours de progresser dans ce qu'on fait, pourquoi pas continuer pour aller au-delà de ce diplôme et tutoyer le doctorat », a-t-il déclaré.
Venus pour lui témoigner leur soutien, les parents et amis de l'impétrant ont également exprimé leur joie après la délibération du jury.
« Il a su défendre son thème, il a su travailler avec détermination, il est allé sur le terrain, on sent qu'il maîtrise son sujet. Ce sont juste quelques observations sur la forme qu'il doit intégrer pour améliorer la qualité du travail. Que Dieu bénisse et que plusieurs portes s'ouvrent », a laissé entendre Radji Kamal, l'un des invités à la soutenance. Pour Rildwan Amidou, un autre participant à la soutenance : « le thème qui a été développé est un thème d'actualité relatif aux cantines scolaires : comment est-ce que les cantines s'approvisionnent en produits d'origine animale. S'il arrive à intégrer les corrections demandées, on pourra avoir un travail qui pourra servir la communauté. »
À noter que le jury qui a évalué le travail est composé du Professeur Latifou Idrissou, Président, du Professeur Ismaïl Moumouni, rapporteur et également superviseur du candidat, puis des deux examinateurs, la Professeure Sonia Adjovi et le Professeur Claude Gervais Assogba.
Alassane ADAMOU




