. Un festival prévu en février 2027
La ville de Parakou a vibré au rythme de la culture le dimanche 21 juin 2026, à travers la session officielle de mobilisation communautaire pour la paix par l'interculturalité, dans le cadre de la première édition du Festival international Zaman Lafia Ma Tcharse. Organisé par l'Ong « Zaman Lafia Ma Tcharse », l'événement a réuni des participants venus de six pays de l'Afrique de l'Ouest dont le Bénin, le Niger, le Burkina Faso, le Mali, le Nigeria et le Togo, autour des valeurs de dialogue, de fraternité et de cohésion sociale. La rencontre s'est déroulée à la place Tabera, en face de la Préfecture de Parakou.
Freud ADJAKOU
Créer un cadre d'échanges, de réflexion et de sensibilisation sur le rôle de la culture dans la consolidation de la paix. Tel est l'objectif de cette session organisée par l'Ong Zaman Lafia Ma Tcharse. À travers cette initiative, les organisateurs entendent faire de la diversité culturelle un levier de rapprochement entre les peuples de l'Afrique de l'Ouest. Les réflexions ont porté sur le thème « Paix, fraternité et cohésion sociale pour un développement durable ». Interventions des représentants des six pays, animation culturelle et artistique, présentation du projet, ont constitué les principales activités au programme de cette célébration.
Photo de famille
L'organisation de cette activité répond à une vision bien définie : celle de promouvoir la paix, le vivre-ensemble et le développement harmonieux des communautés de l'Afrique de l'Ouest. Selon le président de l'Ong « Zaman Lafia Ma Tcharse » Souleymane Boubacar, l'engagement de l'organisation repose sur des valeurs fondamentales. « Notre combat porte un seul nom, mais trois visages : paix, fraternité, cohésion sociale. Aujourd'hui, le Bénin s'inscrit avec force sur la route des nations qui avancent. Cette lumière ne doit pas s'arrêter à nos frontières. Elle doit éclairer la case du voisin, la route du frère, le champ de la sœur », a-t-il déclaré. Pour lui, cette activité n'est pas une simple rencontre. « C'est un appel. Un appel à nous organiser. Un appel à sensibiliser nos frères et sœurs. Un appel à travailler épaule contre épaule pour un développement durable qui ne laisse personne sur le bord de la route afin que Parakou devienne un carrefour de la paix… Nos maîtres mots sont clairs : paix, culture, cohésion sociale, développement durable, fraternité », a martelé le président de l'Ong. Prenant la parole au nom de la communauté togolaise du Borgou-Alibori, Guillaume Adjanakou a appelé à une profonde prise de conscience collective. « Nous avons toujours besoin les uns des autres », a-t-il déclaré, invitant les populations à privilégier le vivre-ensemble, la solidarité et le respect mutuel pour préserver la paix et l'harmonie au sein de la société.
Des participants
Quid du Festival international Zaman Lafia Ma Tcharse ?
Le Festival international Zaman Lafia Ma Tcharse est né de la volonté d'apporter une réponse citoyenne à un défi majeur de la sous-région ouest-africaine : la sécurité. « Le défi que nous avons dans la sous-région ouest-africaine, et qui constitue un terreau pour la plupart des autres problèmes sociaux, c'est la question de la sécurité. À la suite d'un certain nombre d'événements, et à l'initiative du consul honoraire du Niger près de la ville de Parakou, il a été décidé de créer un festival qui utilise la culture comme réponse à ce défi sécuritaire. C'est ainsi qu'est né le Festival international Zaman Lafia Ma Tcharse », a expliqué Horas Akosudé, secrétaire général du comité d'organisation.
Prévu pour février 2027, le festival ambitionne de braquer les projecteurs de l'Afrique de l'Ouest et du monde sur la ville de Parakou à travers trois jours d'activités culturelles, scientifiques et festives. Six pays y prendront part : le Bénin, le Niger, le Togo, le Burkina Faso, le Mali et le Nigeria. Au total, 21 activités sont programmées, avec des séquences qui se dérouleront dans quatre villes. Le programme prévoit notamment des travaux scientifiques, des ateliers de réflexion, une compétition d'art griotique ainsi que des espaces gastronomiques permettant de découvrir les spécialités culinaires des six pays participants. « Nous aurons également une caravane internationale de la fraternité qui verra défiler des dromadaires, des chevaux, des piétons, des motos et des voitures. Un monument de la fraternité des peuples sera érigé à Parakou pour matérialiser l'engagement des peuples de ces six pays à faire en sorte que ce qui nous unit soit toujours plus fort que ce qui nous divise », a-t-il précisé. En prélude à cet événement, une conférence de presse de lancement est prévue à Cotonou en septembre 2026. Elle sera suivie d'une journée médiatique, diplomatique et culturelle à Niamey, au cours de laquelle le rapport officiel du festival sera présenté aux autorités nigériennes ainsi qu'aux représentants des autres pays d'Afrique de l'Ouest.
Participants
À noter que la rencontre s'est déroulée en présence des têtes couronnées, avec à leur tête le roi de la cité des Koburu, Akpaki Gobi Gninsè. Sa Majesté a procédé à l'ouverture et à la clôture de la cérémonie par des prières.




