Le porte-parole du gouvernement béninois a été reçu sur la chaîne de télévision française France 24 pour dresser le bilan des 10 années passées au pouvoir par le Président Patrice Talon. Au cours de l'émission, Wilfried Léandre Houngbédji a souligné les réformes courageuses opérées par le Chef de l'État au cours de la dernière décennie pour mettre le Bénin sur la voie du développement.
Des performances économiques au service de l'intérêt général
Sous la gouvernance de Patrice Talon, le Bénin a atteint une croissance économique autour de 6 à 8 %. Selon les explications du porte-parole du gouvernement béninois, cette prouesse économique a boosté la modernisation accélérée du pays, une façon de redistribuer la richesse nationale. Pour appuyer ses propos, Wilfried Léandre Houngbédji évoque la construction d’infrastructures au plus près des populations, la couverture en accès à l'eau potable sur toute l'étendue du territoire national passant de 42 % en 2016 à 85 % aujourd'hui, sans oublier l’électricité désormais disponible partout dans le pays. Des efforts sont également consentis dans le domaine de l'éducation pour le maintien des enfants à l'école, avec des repas chauds servis à travers des cantines scolaires : « Aujourd'hui, pas moins de un million quatre cent mille (1.400.000) enfants béninois ont un repas chaud à l'école du premier jour de la rentrée jusqu'aux vacances, contrairement à il y a 10 ans, où à peine 200.000 enfants en bénéficiaient 20 jours dans l'année et ces cantines étaient fermées », affirme Wilfried Léandre Houngbédji.
État des lieux de la démocratie béninoise
Face à certaines critiques liées aux réformes opérées par le Président Talon, le porte-parole du gouvernement a fait remarquer que cette option assumée s'inscrit dans la logique de l'amélioration de l'arsenal démocratique et que le Bénin est sur la bonne voie. « Si vous nous jugez comme beaucoup d'autres vus de l’Occident, qui ignorent que l'état de la démocratie actuelle en France est le résultat de plusieurs siècles de pratique, qu'aux États-Unis c'est également plusieurs siècles, et vous nous jugez à l'aune de critères valables pour des pays qui ont plusieurs centaines d'années alors que nous en sommes à une trentaine d'années de pratique, vous ne serez pas tout à fait justes », a déclaré l'invité de France 24. « Nous avons compris que la démocratie est un parcours permanent, mais qu'il faut, à partir des principes qui la fondent, trouver les moyens pour apporter du mieux-vivre à nos populations, et c'est ce que nous sommes en train de faire », a indiqué Wilfried Léandre Houngbédji. Selon lui, il ne s'agit pas de copier la démocratie telle que pratiquée ailleurs, mais plutôt de l’adapter aux réalités du peuple béninois. « Nous prenons les principes, nous les adaptons à nos réalités et, fort heureusement, avec le courage d'homme d'État que le Président Patrice Talon a eu, nous avons fait des réformes difficiles, douloureuses, même exigeantes. Mais heureusement, elles produisent des résultats que les populations et le monde entier saluent aujourd'hui », a-t-il ajouté.
Sur le plan judiciaire
Dans le secteur de la justice, l’avènement du Président Patrice Talon au pouvoir a été marqué par la création de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (Criet). Contrairement aux préjugés et à certaines rumeurs qui font croire que cette juridiction est destinée à la chasse aux sorcières ou à des poursuites politiques, Wilfried Léandre Houngbédji apporte des clarifications en ces termes : « En 10 ans d'existence, sur plus de 6 000 à 7 000 dossiers que la Criet a traités, il y a une cinquantaine qui concernent les acteurs politiques. Donc ce n'est pas une juridiction dédiée aux acteurs politiques. » Présent sur le plateau de l'émission, Francis Kpatindé, journaliste et observateur de l'actualité socio-politique béninoise, a fait savoir que la construction des routes et des ponts servira à long terme les intérêts de la population. « Les transformations en termes d'infrastructures ne sont pas limitées à Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Parakou ou Natitingou », a-t-il souligné. Pour lui, il faudra attendre quelques années encore pour que les populations puissent pleinement jouir de ces transformations.
Alassane ADAMOU




