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Promotion du consommons local au Bénin: l'He Émilie Tibouté rêve de voir le parlement habillé en tenue locale

Promotion du consommons local au Bénin: l'He Émilie Tibouté rêve de voir le parlement habillé en tenue locale

Lors du Débat d’orientation budgétaire le mercredi 24 juin 2026 à l'Assemblée, l'honorable Émilie Tibouté a appelé autorités et parlementaires à investir d’abord chez eux. Entre pagnes tissés à l’Assemblée et promotion d’un “Béllywood”, la députée plaide pour une économie locale qui s’assume. Pour que le tourisme devienne un vrai moteur de croissance, il faut d’abord que ceux qui décident y croient. « Le gouvernement affiche de grandes ambitions pour le tourisme. Mais ces ambitions ne prendront corps que si les responsables publics changent de réflexe », a lancé l’élue. Pour elle, il faut arrêter de chercher l’Hexagone dès les premières vacances. L'élue insiste sur la valorisation du patrimoine béninois, gage de la création de la richesse et de création d'emplois. 

Elle a dressé une carte postale de ce que le pays a déjà à offrir. Il s'agit de l’île aux Oiseaux pour les amoureux de nature, les Tata Somba au nord pour l’architecture et l’histoire, le tourisme agricole pour découvrir les terroirs. L’idée est d’aller plus loin avec des circuits thématiques, comme celà se passe autour du vin en France ou du thé au Kenya. Mais l’élue ne s’arrête pas au tourisme. Elle veut que le “Consommons local” entre physiquement à l’Assemblée. Elle forme le vœu que chaque député arbore à la rentrée parlementaire un pagne tissé au Bénin. Un geste simple, visible, qui donnerait du travail aux tisserands et teinturiers.

Émilie Tibouté rêve d’un “ Béllywood ”. L'objectif est de filmer les paysages, les légendes et les savoir-faire du Bénin pour créer une industrie créative qui pèse dans l’économie, à l’image de ce que Nollywood fait pour le Nigeria. Côté financement, elle interpelle aussi les communes. Pour elle, le Fonds d’investissement communal (Fic) doit être mieux structuré. Les collectivités ont des ressources. Il faut les organiser pour compléter l’effort de l’État.

Pour finir Émilie Tibouté a fait savoir que sans indicateurs de performance clairs, pas de contrôle possible. La députée demande des outils pour que l’Assemblée mesure vraiment l’impact des politiques budgétaires.

Alassane ADAMOU

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