À la veille de la proclamation des résultats du baccalauréat, session de juin 2026, à Parakou, le stress est à son comble. Entre espoirs, stress et nuits blanches pour les candidats et réconfort des parents, l'atmosphère générale s'est alourdie.
Pour des milliers de candidats, la proclamation des résultats représente le premier grand carrefour de leur vie d'adulte. Dans les maisons comme dans la rue, les discussions tournent autour de la délibération des résultats de cet examen. Des candidats, face au miroir de l'incertitude, interrogés sur leur état d'esprit actuel, confient être en train de traverser une véritable tempête émotionnelle à cette veille de délibération.
Moudjanatou Chabi, une candidate au baccalauréat série A2 au Ceg Zongo, résidant au quartier Amanwignon de Parakou, n'est pas épargnée par ce stress. Interrogée à domicile, elle affirme : « Je suis dans un mélange de peur et d'excitation positive à cette approche de la proclamation des résultats. Le sommeil se fait rare. À chaque tombée de la nuit, les épreuves jugées difficiles ou mal traitées viennent me hanter l'esprit. Je fais face à mon stress en essayant de mener une activité, la vente d'arachides. Cela me permet de ne pas beaucoup penser aux résultats et de me distraire également ». Grâce Akala, élève en classe de terminale A2 au Ceg Banikani, quant à elle, est impatiente d'être fixée sur son sort. « Je suis quand même contente que ce soit demain, parce que j'attends ces résultats impatiemment. Par rapport au stress, je ne me plains pas trop. Je suis quand même positive et je pense que ça marchera », a-t-elle fait savoir.
Le soutien des parents
L'attente de ces résultats touche aussi bien les candidats que leurs parents. Conscients de la fragilité psychologique de leurs proches, les parents apportent un soutien moral de premier plan. « Je lui rappelle tout d'abord que c'est un examen et, quel que soit le résultat, je serai là pour le soutenir. J'ai quand même confiance en ma sœur », affirme Habilou Yarou Yérima, proche parent d'un candidat. Pendant que certains parents apportent leur soutien, d'autres, par contre, sont confiants quant à la performance de leurs enfants. « Moi, j'ai confiance en elle et je lui dis toujours de ne pas paniquer, de toujours être optimiste et relaxe, et c'est ce qu'elle fait », a rassuré Abdel Akala. Cette attente des résultats du baccalauréat agit comme un révélateur social, rappelant l'importance capitale que chaque candidat accorde à ce diplôme. Derrière chaque candidat stressé se trouve généralement une famille qui se préoccupe du destin de son enfant. Cette solidarité familiale rappelle, d'une part, que peu importe l'issue affichée sur les listes, l'essentiel réside dans le chemin parcouru et l'accompagnement face aux défis de la vie, et d'autre part, que la confiance et la certitude d'admissibilité sont sans doute présentes.
Il ne reste plus qu'à attendre la proclamation des résultats demain mercredi 9 juillet prochain.
Fardiath HOUNTENI KPANA (Stg)




