La Cour Constitutionnelle a entamé, le lundi 13 juillet 2026 à Grand-Popo, un exercice d'introspection consacré à l'élection présidentielle d'avril dernier. Réunis à Grand-Popo, les responsables de la haute juridiction et bien d'autres analysent le déroulement de ce scrutin afin d'en dégager les enseignements et de préparer les futures échéances électorales.
Ahouéfa Bernidolle Gwladys AKAKPO (Stg)
Trois mois après la présidentielle, l'heure est au bilan pour la Cour Constitutionnelle. C'est d'ailleurs le bien-fondé de cet atelier d'évaluation et d'appréciation.

Présidant l'ouverture des travaux au nom du président de l'institution, le vice-président, Nicolas Assogba, a rappelé que cette démarche s'inscrit dans les missions confiées à la Cour par l'article 117 de la Constitution, modifiée en 2019 puis en 2025. À ce titre, l'institution veille à la régularité de l'élection présidentielle, examine les recours, statue sur les irrégularités et proclame les résultats définitifs. Le vice-président a ajouté que ces différentes actions contribuent à garantir la transparence du processus, à assurer la conformité des opérations électorales et à consolider la confiance des citoyens envers les institutions de la République. S'appuyant sur les réflexions de Winston Churchill et de John Dewey, il a invité les participants à transformer l'expérience acquise en véritable levier de progrès.
Les discussions ont notamment porté sur les préparatifs du scrutin, les échanges avec les organes électoraux, l'organisation des séminaires techniques, la production des documents de travail, le suivi des opérations de vote ainsi que le traitement du contentieux électoral, jusqu'à la prestation de serment du président élu le 24 mai dernier. Au-delà du bilan, la rencontre ambitionne d'identifier les bonnes pratiques, de relever les insuffisances et de proposer des pistes d'amélioration. Les participants devront également définir des indicateurs d'évaluation et les bases d'un manuel de procédures destiné à renforcer l'organisation des prochains scrutins.
Intervenant à son tour, le secrétaire général de la Cour Constitutionnelle, Dr Romuald Irotori, a présenté le manuel de procédures comme l'un des principaux résultats attendus de ce séminaire. Il a expliqué que cette rencontre, considérée comme la dernière étape du processus électoral, doit permettre de produire une première version du document avant son enrichissement et son adoption définitive. Les deux dernières journées seront ainsi consacrées à des travaux en atelier associant rapporteurs et assistants juridiques afin de consolider ce document de référence.

La première journée s'est achevée par trois communications techniques présentées par des assistants juridiques et le greffier en chef de la Cour, sous la modération des conseillers. Les échanges ont débouché sur plusieurs recommandations qui alimenteront la suite des travaux. Le séminaire se poursuit ce mardi 14 juillet avec de nouvelles communications et des séances de réflexion. Pendant trois jours, conseillers, directeurs techniques, assistants juridiques, cadres de la Cour et rapporteurs adjoints reviendront sur toutes les étapes ayant marqué le processus électoral.




