Le livre intitulé « La République Nouvelle » du Dr Aga Adrien Dogo a été présenté au public le vendredi 12 juin 2026, au Caeb de Parakou. C'était en présence des enseignants, apprenants, professionnels des médias, personnalités et bien d'autres. Selon l'auteur, la République, aujourd'hui, telle que conçue, n'est pas en mesure d'apporter les réponses aux besoins des populations. Ainsi, dans la République nouvelle, l'auteur a questionné l'histoire pour connaître la trajectoire par rapport à l'histoire et à la trajectoire politique des États. « Et aujourd'hui, on a compris, on a appris des leçons. Nous avons alors proposé la République nouvelle comme une réponse aujourd'hui face à la situation que vivent nos États. Dans la République nouvelle, nous proposons un certain nombre de leviers afin de construire des États intérieurement forts, capables de résister face à des menaces internes et externes, mais aussi capables de répondre aux besoins d'émancipation et de développement de nos nations », a-t-il fait savoir.
Dr Aga Adrien Dogo
Plus loin, Dr Aga Adrien Dogo a invité les États à compter sur leurs potentialités pour développer leur pays. « Pour la souveraineté, nous proposons que les États africains cessent d'espérer un héros qui va venir libérer le pays, mais nous devons procéder plutôt à une réforme de la citoyenneté consciente, afin de créer une masse critique de jeunes gens engagés et dévoués pour la République. Plus loin, nous proposons aussi en termes d'organisation politique, la chefferie d'État, qui est une institution qui est le garant et le protecteur de la République, capable donc d'instituer la dynamique de développement de nos États », a proposé l'auteur. Dans la même dynamique, les États doivent, à en croire Dr Aga Adrien Dogo, planifier le développement sur le long terme afin d'éviter que les plans de développement stratégique et sectoriel cessent de s'interrompre tous les dix ans. « À chaque fois que nous avons un nouveau leader politique, on a remarqué que nos plans de développement, notre vision du développement changent, alors que cela ne peut pas permettre de construire des États forts, des États développés, capables de répondre à nos besoins sociaux de base. Nous voulons instaurer la réflexion sur la capacité de nos États actuels à répondre à nos besoins, et une nouvelle perspective et temporalité pour le bien-être de nos populations », a-t-il ajouté pour finir.
Wilfried AGNINNIN




