La lutte contre la corruption sexuelle et la sextorsion préoccupe le consortium SOS Civisme Bénin et le Groupe Banouto. Il a ainsi organisé, du 23 au 25 février 2026 à Parakou, un atelier de formation des journalistes en investigation et en mise en lumière des faits de corruption sexuelle dont sont victimes les filles et les femmes. Cette initiative, au profit d'une vingtaine de professionnels des médias, s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Stop Corruption, Stop Vbg », avec l’appui financier de l’Agence française de développement via Expertise France. L'atelier vise à renforcer les capacités des journalistes à produire des enquêtes journalistiques d’impact sur la corruption sexuelle, la sextorsion et, plus largement, les Violences Basées sur le Genre facilitées par la Technologie (Vbgft).

Durant trois jours, les participants ont eu droit à la présentation de plusieurs communications. Il s'agit, entre autres, de : techniques d’investigation appliquées à la corruption sexuelle et aux VBG ; rédaction d’un synopsis d’enquête ou de reportage sur les VBG ; éthique journalistique et sécurité des sources : précautions spécifiques ; protection et santé mentale du journaliste en investigation sur les VBG. Des travaux de groupe sur des études de cas de traitement médiatique des VBG ont été faits, permettant aux journalistes participants de mieux comprendre le phénomène. Au terme de l'atelier, des participants ont présenté leurs pitchs sur des sujets d’investigation ayant trait aux VBG.

La Directrice exécutive de SOS Civisme Bénin, Estelle Akpa N’Kakou, et le manager de Banouto, Léonce Gamaï Davodoun, ont insisté sur la sensibilité de la thématique avant d'inviter les participants à faire preuve de professionnalisme dans la dénonciation des cas de corruption sexuelle et de sextorsion. Chaque participant est invité à réaliser au moins une enquête journalistique sur les Vbg, assisté d'un coach.
Wilfried AGNINNIN



