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Pour des aliments de qualité pour le bétail à Tchaourou, N'Dali, Bembéréké et Gogounou: le Projet Smart-Food renforce les capacités des éleveurs

Pour des aliments de qualité pour le bétail à Tchaourou, N'Dali, Bembéréké et Gogounou: le Projet Smart-Food renforce les capacités des éleveurs

Les activités de mise en œuvre du Projet Smart-Food, axé sur la promotion de pratiques agropastorales endogènes climato-intelligentes pour une utilisation durable des ressources naturelles et la sécurité alimentaire des systèmes d’élevage de ruminants en Afrique de l’Ouest (Smart-Food) se poursuivent activement au Bénin. Du 25 mars au 3 avril 2026, un atelier de formation sur le genre, l’accès et le contrôle des ressources agro-pastorales s’est tenu dans les communes de Tchaourou, N’Dali, Bembéréké et Gogounou. Cette initiative a permis de renforcer les capacités des agroéleveurs, éleveurs et éleveuses, notamment en matière de fabrication de blocs multinutritionnels et de pierres à lécher.

Par Wilfried AGNINNIN

À l’issue de cette série de formations, les éleveurs et éleveuses des différentes communes concernées sont désormais capables de produire des compléments alimentaires de qualité pour le bétail, en s’appuyant sur les ressources locales et les pratiques endogènes climato-intelligentes. Cette initiative contribuera également à assurer la disponibilité d’aliments pour le bétail tout au long de l’année.

Une approche fondée sur les savoirs endogènes

Lors de la formation 

Selon le Professeur Mohamed Nasser Baco, Directeur du Laboratoire Société-Environnement (LaSEn) et Coordonnateur du projet Smart-Food, cette formation fait suite à un inventaire des pratiques endogènes climato-intelligentes, qui a permis d’identifier les besoins en innovation des communautés d’éleveurs, en particulier des femmes et des jeunes. « Nous renforçons les capacités des éleveurs et éleveuses dans la production de compléments alimentaires, des blocs multinutritionnels et alicaments en valorisant les ressources fourragères locales issues de cet inventaire », a-t-il expliqué. Il a également souligné que l’objectif est de garantir, tout au long de l’année, une alimentation adéquate pour le bétail grâce à ces techniques de production adaptées. « À terme, certains éleveurs pourront se lancer dans l’entrepreneuriat en produisant et en commercialisant ces compléments alimentaires. Notre dispositif vise ainsi à impacter positivement l’éleveur, le consommateur et le marché », a-t-il ajouté.

Un accent sur le genre et la gestion des ressources

Des blocs multinutritionnels et pierres à lécher fabriqués par les participants

Pour Dr Nadège Dedehou, l’une des formatrices, la formation met un accent particulier sur les questions d’accès et de contrôle des ressources agro-pastorales, avec une approche sensible au genre. « Il s’agit de renforcer les capacités des acteurs en matière de gestion des ressources agro-pastorales et d’améliorer l’alimentation des ruminants afin d’accroître la production de lait et de viande, notamment en période de soudure », a-t-elle précisé. Les participants ont également été formés à l’analyse des enjeux liés au genre dans l’accès aux ressources, l’identification des ressources locales disponibles pour l’alimentation du bétail , à l’élaboration de formules alimentaires, à la fabrication pratique de blocs multinutritionnels et de pierres à lécher. La formation a combiné des sessions théoriques et pratiques, permettant une appropriation effective des techniques par les participants.

Une initiative saluée par les bénéficiaires

Lors de la phase pratique 

À chaque étape, les participants ont salué la pertinence et l’innovation de cette initiative. Ils se sont engagés à mettre en pratique les connaissances acquises afin d’améliorer durablement leurs systèmes d’élevage.

Pour rappel, le Projet Smart-Food est porté par l’Université de Parakou (UP), à travers le Laboratoire Société-Environnement (LaSEn), en partenariat avec l’Université Peleforo Gon Coulibaly (Côte d’Ivoire), l’Université de Kara (Togo), l’Université du Québec à Montréal, et l’Ong Vie et Environnement. Il est cofinancé par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) et la Fondation Gates.

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