Le Bénin franchit une nouvelle étape dans sa politique de restitution de son patrimoine culturel. Un Comité scientifique national a été installé le mardi 14 juillet à Cotonou pour piloter le dossier portant sur 35 biens culturels et des archives conservés en France, en vue de soutenir les futures négociations avec la partie française.
Le Gouvernement béninois poursuit sa politique de récupération des biens culturels emportés hors du territoire national. Lors de la première restitution, le Bénin avait récupéré 26 trésors royaux. Après le retour de ces œuvres majeures et les réformes engagées pour renforcer la protection du patrimoine, le pays se lance désormais à une nouvelle phase de son processus de restitution.

Cette nouvelle démarche concerne trente-cinq (35) biens culturels ainsi que des archives actuellement conservés dans les collections publiques françaises. La demande formulée par le Bénin, appuyée par des arguments historiques, scientifiques, patrimoniaux et juridiques, a reçu un accueil favorable de la France.
Pour conduire ce chantier, les autorités béninoises misent sur l'expertise nationale. Le mardi 14 juillet 2026, à Cotonou, le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, a procédé à l'installation officielle d'un Comité scientifique national composé de six membres. Cette cérémonie intervient alors que le Bénin entend renforcer sa coopération avec la France, à travers la création d'une Commission scientifique conjointe dédiée aux questions de restitution.
Une équipe pour une mission précise
À cette occasion, le ministre a rappelé aux membres du Comité l'importance de leur mission. « Votre responsabilité (…) exige de vous la rigueur intellectuelle, l'indépendance d'esprit, la collégialité, le sens de l'intérêt général et la fidélité constante à la vérité scientifique », a-t-il martelé.
Présidé par Alain Godonou, le Comité a pour mission d'élaborer sa feuille de route, de contribuer à la mise en place de la Commission scientifique conjointe franco-béninoise, de consolider le dossier national relatif aux 35 biens culturels sollicités et de formuler des avis scientifiques destinés à orienter les futures décisions de restitution.

Pour le Gouvernement béninois, cette nouvelle étape dépasse le simple cadre de la conservation du patrimoine. Elle participe à une démarche de justice historique, de préservation de la mémoire collective et d'affirmation de la souveraineté culturelle du Bénin.




