. Santé, agriculture, économie, éducation, eau... passés au crible
Les populations de la ville de Parakou en savent un peu plus sur les nouvelles décisions du gouvernement du Président Romuald Wadagni. À travers une séance à cœur ouvert à la salle des fêtes de la mairie de Parakou le mercredi 8 juillet 2026, le Ministre porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a présenté les différentes mesures sociales prises pour améliorer les conditions de travail et de vie des citoyens. Les échanges se sont déroulés en présence des têtes couronnées, leaders religieux, femmes, étudiants, conducteurs de taxi-moto et bien d'autres couches de la société.
Présidium
Secteur de la santé
Au niveau de ce secteur, le gouvernement du Président Romuald Wadagni a décidé de prendre en charge les cas d'urgence au niveau des hôpitaux publics. Pour mener à bien cette mesure, 1 milliard de francs Cfa ont été déposés dans les hôpitaux. « Si quelqu'un arrive à l'hôpital en situation d'urgence vitale, et nous appelons l'urgence vitale une situation sanitaire critique dans laquelle si on ne fait rien, dans les minutes qui suivent, la personne va mourir. Si quelqu'un arrive à l'hôpital dans ces conditions, le Président Romuald Wadagni et son gouvernement ont dit, vous les médecins, vous les agents de santé, ne demandez plus à la personne qui est blessée, ne lui demandez pas combien il y a dans la poche. Vous soignez d'abord la personne. Après, il va venir payer ou ses parents vont venir payer. C'est ça le sens de la mesure », a rassuré le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji. Il a salué le sens de responsabilité des populations qui ont compris la mesure en remboursant les frais de prise en charge dans les hôpitaux. « Je peux vous dire, après trois semaines, quatre semaines de mise en œuvre, le gouvernement est relativement satisfait parce que nous avons vu que sur 100 personnes qui ont bénéficié de cette mesure, 70 au moins ont payé. En trois semaines, dans nos hôpitaux, il y a eu un peu plus de 12 000 cas envoyés aux urgences. Mais dans les 12 000 cas, il y a 4 000 qui étaient considérés comme des urgences vitales. Quand on a fini de les traiter, il y a un peu plus de 3 000 qui ont payé les frais. Il reste 30 %, à peu près, qui n'ont pas encore payé », s'est réjoui Wilfried Léandre Houngbédji.
Des populations
Éducation des jeunes filles
Désormais, il n'y a plus de contribution à payer par les jeunes filles du secondaire. « Cela veut dire que les filles, depuis la maternelle publique jusqu'en terminale, ne paient plus de scolarité », a expliqué le porte-parole du gouvernement. À l'en croire, la mesure va s'étendre progressivement au niveau des universités publiques. « Et dans pas longtemps, Inch'Allah, comme le Président Romuald Wadagni l'a promis, même à l'université, nous allons faire des réformes. Nous allons identifier des filières que nous considérons comme nécessaires au développement du pays. Et il a dit, les gens qui vont s'inscrire dans cette filière, il y aura une subvention. Soit c'est gratuit, soit on va réduire totalement les frais pour ces personnes. Donc progressivement, nous allons rendre l'école publique gratuite », a-t-il ajouté. Il a, par ailleurs, rassuré que des mesures sont également en cours au profit des élèves garçons. De même, 20 milliards de Fcfa ont été débloqués pour que, dans les écoles où il n'y a pas d'eau potable, où il n'y a pas d'électricité, cela devienne une réalité. Il sera aussi construit des toilettes dédiées aux filles et aux garçons dans les établissements scolaires.
Le gouvernement a aussi annoncé la reprise du secteur du transport au niveau de l'Université de Parakou et la continuité au niveau de l'Université d'Abomey-Calavi. Ainsi, 63 bus sont déjà disponibles à Cotonou. « Et si tout va bien, d'ici à la fin des vacances, nous aurons encore au moins 40 bus », a rassuré Wilfried Léandre Houngbédji.
Quid du secteur agricole ?
D'importantes mesures sociales ont été prises dans ce secteur par le gouvernement. « Pour la campagne qui est en cours, si nous faisons 700 000 tonnes, en dehors du prix d'achat homologué pour l'achat du coton graine aux cotonculteurs, si on a fait 700 000 tonnes au moins, le cotonculteur aura 10 francs de plus par kilogramme de coton produit. Cela veut dire que si nous avons fait 700 000 tonnes de coton, il y a 7 milliards de francs en plus que le gouvernement va débloquer, qui iront dans les poches de nos cotonculteurs », a fait remarquer Wilfried Léandre Houngbédji. Les filières soja, riz et cajou sont également prises en compte dans cette mesure du gouvernement. Il faut noter que le produit Sniper, fortement utilisé par les agriculteurs, est interdit par le gouvernement. Il est considéré comme dangereux et toxique.
Des conducteurs de taxi-moto
Sur le plan économique
Le gouvernement du Président Romuald Wadagni a décidé de réduire les loyers et les redevances au niveau des marchés modernes. « Nous avons décidé d'autoriser l'Anagem, qui s'occupe des marchés, à réduire les loyers et les redevances de sorte que, dans les marchés où la redevance pour les stands, le prix qu'on paye pour les stands était de 21 000 F, à partir de ce mois de juillet, ça va être 16 000 F. Là où c'était 18 000 F, ça va être 12 000 F. Donc, chaque fois, on a enlevé 6 000. Là où c'était 13 000, comme à Guèma, ça va être 9 000 maintenant. Là où c'était 7 500, comme à Glazoué ou à Paou, ça va devenir 5 000 francs le mois », a clarifié le porte-parole du gouvernement.
Lors de la séance
Après avoir écouté le ministre porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji, les populations ont exprimé des préoccupations qui ont été satisfaites. Occasion pour le Préfet du Borgou, Abdoul Chakour Assouma, et le maire de Parakou, Zul-kifly Zakari, de saluer cet exercice de reddition de comptes du gouvernement. Ils ont, par ailleurs, invité les populations à soutenir les actions du gouvernement béninois.
Wilfried AGNINNIN




