Le jeudi 15 octobre 2026, les activités de la première édition du Salon de l'Autonomisation de la Femme Entrepreneure Rurale du Bénin (Safeb) ont été officiellement lancées à Parakou. Cette initiative vise à valoriser le savoir-faire des femmes entrepreneures.
Wilfried AGNINNIN
Les activités de cette première édition sont placées sous le thème « Femme rurale, innovation et transformation locale : moteur d'une économie béninoise résiliente et inclusive ». Pendant trois jours, des activités seront menées pour célébrer l'autonomisation et l'excellence féminines au Bénin en valorisant la femme entrepreneure rurale dans sa diversité.
Photo de famille
Dans son intervention, le promoteur du Safeb, Djibril Azonsi, a indiqué que le choix du 15 octobre pour ouvrir ce salon revêt une signification particulière, car il correspond à la journée internationale de la femme rurale. « En organisant ce salon à cette date précise, c'est notre manière de reconnaître la contribution essentielle des femmes à l'agriculture, à la sécurité alimentaire, à la transformation des produits locaux et à la vitalité économique de nos territoires. C'est en cette symbolique journée que nous avons choisi de placer les femmes entrepreneures rurales au cœur de notre action », a-t-il fait savoir. Selon lui, le Safeb entend rapprocher les femmes entrepreneures des financements, des marchés, de la formation, de l'innovation et des partenariats nécessaires à la croissance de leur activité. « Derrière chaque produit local, il y a un territoire, un savoir-faire, une ressource naturelle et bien souvent une femme ou une artisane qui transforme cette richesse en valeur économique pour les territoires », a fait remarquer le promoteur du Safeb, Djibril Azonsi.
Des autorités et invités
Le préfet du Borgou, Abdoul-Chakour Assouma Naro, et le maire de Parakou, Zul-kifly Zakarie, ont salué cette initiative qui vise à valoriser le savoir-faire des femmes entrepreneures rurales. « Notre responsabilité collective est de créer les conditions leur permettant de passer d'activités économiques parfois fragiles à des entreprises structurées, compétitives et créatrices d'emplois durables. Cela suppose de renforcer leurs compétences, de faciliter leur accès au financement, de soutenir l'innovation et de développer les partenariats commerciaux. C'est pourquoi je me réjouis de l'organisation du présent salon », a invité le préfet. De son côté, l'autorité municipale a fait remarquer que l'autonomisation économique des femmes n'est pas une question secondaire mais une exigence de justice, un impératif de développement et un investissement dans l'avenir des territoires. « Notre responsabilité collective est donc claire. Faire en sorte que le talent des femmes ne soit plus freiné par le manque de moyens ou d'opportunités, car lorsqu'une femme réussit, ce n'est pas seulement une femme qui avance, c'est une famille qui se renforce, des enfants qui s'épanouissent et toute une communauté qui progresse », croit savoir le maire Zul-kifly Zakarie.
Des participants à la cérémonie d'ouverture
En décidant d'être la marraine de l'événement, la ministre conseillère à la famille et à l'action sociale, Mariam Djaouga Sacca, réaffirme que l'autonomisation des femmes rurales est à la fois une question de justice économique, de valorisation du capital humain et d'avenir pour le Bénin. Elle a souligné que le gouvernement du Président Romuald Wadagni place au cœur de l'action publique la création d'opportunités, le développement du capital humain et l'inclusion économique. « La femme rurale en particulier représente une force économique considérable. Elle conduit, transforme, commercialise, nourrit les familles et fait vivre nos marchés et transmet des savoir-faire », a-t-elle reconnu. Cependant, ajoute-t-elle, elles restent encore confrontées à des obstacles, notamment l'accès au financement et au marché, à la formation, aux outils numériques, à la certification, à la visibilité et à l'accompagnement. « Ne sous-estimez jamais ce que vous êtes capable de construire. Votre activité d'aujourd'hui peut devenir l'entreprise de demain. Votre produit local peut devenir une marque nationale. Votre savoir-faire peut conquérir des marchés au-delà de votre commune et même de nos frontières. C'est pour cela qu'il faudra apprendre à vous organiser, à innover, à utiliser le numérique, à rechercher la qualité et surtout oser voir grand », a-t-elle appelé pour finir.
Des participants à la cérémonie d'ouverture
Il faut rappeler que la cérémonie de lancement a pris fin par la visite guidée des stands à l'esplanade du marché Zongo. Les activités prennent fin le 17 octobre prochain en présence de l'honorable Faridatou Zachari Traoré, du maire de Toucountouna, Patricia Ponna Saï, des partenaires, chercheurs, acteurs du monde agricole et bien d'autres.
Les stands




