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Kérou/Coproduction de la sécurité et de la cohésion sociale: les priorités du maire Pierre Wari Brisso

Kérou/Coproduction de la sécurité et de la cohésion sociale: les priorités du maire Pierre Wari Brisso

Le maire de Kérou rêve gros pour sa commune. Depuis l'installation de son conseil communal, il travaille d'arrache-pied pour relever les défis de sa mandature. Parmi ceux-ci, figure la question de la sécurité notamment la coproduction entre populations et forces de l'ordre ainsi que la cohésion sociale. « En termes de défis, c'est d'abord la sécurité. Qu'est-ce qu'on fait pour accompagner le gouvernement par rapport à ce qu'on connaît en termes d'insécurité ? Et c'est là où il faut mettre l'accent sur la coproduction de la sécurité, parce que la sécurité doit être considérée comme l'affaire de tout le monde », se préoccupe-t-il. Sur cette question cruciale, le maire a appelé les populations de Kérou à soutenir les actions du gouvernement et du conseil communal en faisant de la coproduction leur priorité majeure afin de contrer l'insécurité. « C'est vraiment capital. Le gouvernement fait de son mieux, mais il revient aux citoyens, il revient à nos parents de vraiment prendre en compte tout ce que le gouvernement donne comme orientation, tout ce que le conseil communal prend comme acte, comme décision allant dans le sens de la sécurité », a-t-il invité.

Kérou étant une commune à forte production agricole, la cohésion sociale reste et demeure un défi majeur avec un accent particulier sur les conflits entre agriculteurs et éleveurs. « Nous sommes tous fils et filles de Kérou, on doit pouvoir se parler. Dans la promotion de la cohésion sociale, c'est un impératif. Ce sont des préalables pour tout développement. La terre n'est pas élastique. Nous devons pouvoir trouver des formules locales pour s'entendre entre nous, voir dans quelle mesure établir une clé de répartition entre nous, s'accepter entre nous par rapport à l'agriculture, par rapport à l'occupation des terres. Nous devons comprendre qu'entre éleveur et agriculteur, nous sommes condamnés à vivre ensemble. Nous sommes condamnés à cohabiter. L'agriculteur a besoin de l'éleveur. De la même manière, l'éleveur aussi a besoin de l'agriculteur », a fait remarquer l'autorité communale. Le maire Pierre Wari Brisso a insisté également sur le respect des couloirs de passage des bœufs afin d'éviter les conflits entre agriculteurs et éleveurs. « La mairie se donne ce défi de sensibiliser pour qu'on puisse retrouver cette cohésion sociale au niveau des différents acteurs », a-t-il promis. Le conseil communal pense travailler davantage par rapport à l'urbanisation, notamment le lotissement, en lien avec les orientations du gouvernement béninois.

Wilfried AGNINNIN

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