Installé officiellement le jeudi 30 juillet 2026 à Porto-Novo, le Sénat du Bénin entre en fonction. Pour le Général Robert Gbian, l’un des 10 sénateurs désignés par le Président de la République, cette chambre haute incarne une « double fierté » et devra « insuffler la démocratie » en soutenant l’Assemblée nationale et le Chef de l’État.
Le Bénin ouvre une page de son histoire institutionnelle avec l’installation de la première mandature de son Sénat, chambre haute créée par la révision constitutionnelle de novembre 2025. Parmi les 26 sénateurs qui ont pris fonction, le Général Robert Gbian, intendant général de brigade et personnalité désignée par le Président de la République, n’a pas caché son émotion.
« C’est la première fois que notre pays a une telle institution et vous voyez tous ceux qui composent cette institution : ce ne sont pas des gens qu’on présente. Donc, c’est une double fierté pour moi d’appartenir à ce Sénat », a-t-il déclaré à la presse à l’issue de la cérémonie.
Pour l’ancien haut gradé, le rôle du Sénat est clair et ambitieux. Loin d’être une chambre d’enregistrement ou de blocage, il se veut un contrepoids utile. « Le Sénat, c’est la chambre haute qui est appelée à insuffler notre démocratie. Le travail que le Sénat va produire, c’est un travail de qualité qui va aider non seulement l’Assemblée nationale, mais aussi le Chef de l’État », a-t-il insisté.
Le Général Gbian a tenu à répondre aux critiques qui entourent la création de cette nouvelle institution. Certains y voyaient un risque de ralentissement du processus législatif. « Le Sénat n’est pas là pour mettre les bâtons dans les roues, comme les gens le prétendent. Le Sénat est là pour aider », a-t-il martelé. Il place la nouvelle chambre sous le signe du développement démocratique : « Le Sénat va propulser le développement de notre démocratie ».
Avec cette installation, le Bénin entre officiellement dans le bicamérisme. Chargé de veiller à l’unité nationale, à la paix et de participer à la procédure législative, le Sénat devra, dans les prochains mois, prouver par ses actes qu’il est bien cette « chambre de sagesse » promise par ses promoteurs.
Alassane ADAMOU




