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Flambée injustifiée du prix du ciment à Parakou: l'équipe du Ddic Borgou-Alibori ferme plusieurs dépôts de vente

Flambée injustifiée du prix du ciment à Parakou: l'équipe du Ddic Borgou-Alibori ferme plusieurs dépôts de vente

Depuis quelques jours, le prix du ciment a connu une hausse importante dans la ville de Parakou et ses environs. Cette flambée injustifiée est fortement dénoncée par les populations, notamment les consommateurs. La tonne est cédée à 100 000 F, voire 120 000 F par endroits. Cette pratique contraire à la réglementation en vigueur a fait réagir le Directeur départemental de l’Industrie et du Commerce (Ddic) du Borgou et de l'Alibori, Rufus Sarè.

Au détour d'un point de presse animé ce jeudi 16 avril 2026, le Ddic Borgou-Alibori a éclairé l'opinion publique sur cette situation. Selon lui, des descentes inopinées ont été effectuées dans plusieurs dépôts de vente de ciment à Parakou et ses environs. « Suite à quelques plaintes que nous avons reçues, nous avons mené des investigations dans la ville de Parakou et ses environs. Et nous avons constaté qu'il y a des dépôts de ciment qui vendent leurs produits à des prix exorbitants, à hauteur de 100 000 F à 120 000 F, ce qui n'est pas normal dans le contexte actuel où le prix à l'usine n'a pas changé. Donc, il n'y a aucune raison valable qui justifie cette flambée des prix. Suite à ces constats, nous avons organisé des descentes inopinées sur le terrain avec trois équipes depuis lundi dernier », a expliqué le directeur Rufus Sarè.

Ainsi, plusieurs dépôts de vente de ciment ont été mis sous scellés. « Nous avons mis la main sur certains dépôts qui ont été surpris en flagrant délit de vente de ciment à des prix exorbitants. Donc, nous les avons interpellés ; les dépôts en question ont été fermés, scellés. Les promoteurs ont été convoqués. Les procédures ont été engagées pour que les contrevenants puissent répondre selon la loi », a-t-il fait savoir avant d'ajouter que « le ciment ne peut pas être vendu à Parakou à 100 000 F ni à 120 000 F. Ce n'est pas possible ».

Cependant, les contrevenants se basent sur certains aspects pour justifier cette hausse des prix, notamment la non-disponibilité d'un stock suffisant de ciment, due à la faible production à l'usine. « Le contexte actuel est caractérisé par une forte demande de ciment sur toute l'étendue du territoire national. Et cela s'explique par le fait qu'il y a une prolifération de chantiers privés et de grands travaux aussi, qui sont en cours un peu partout dans le pays. Il faut signaler aussi qu'il y a une baisse de la production due à l'entretien de certaines usines en cours, ainsi qu'à un processus de délocalisation d'une autre usine », a clarifié Rufus Sarè.

Pour l'heure, les contrôles sont en cours et une séance est prévue entre l'équipe de Rufus Sarè et les revendeurs de ciment de la ville de Parakou et ses environs. Au cours de cette rencontre en préparation, les revendeurs seront sensibilisés et informés sur les prix raisonnables à pratiquer sur le territoire de la ville de Parakou.

Wilfried AGNINNIN

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