Le Festival Zaman Lafia-Ma Tcharse est officiellement entré dans sa phase opérationnelle. À l'occasion d'une conférence de presse organisée le vendredi 24 juillet 2026 à Cotonou, des consuls, des représentants communautaires et des acteurs culturels de six pays d'Afrique de l'Ouest ont lancé l'initiative qui ambitionne de faire de la culture un instrument de paix, de dialogue et de coopération régionale. Prévu du 04 au 06 février 2027 à Parakou, le festival réunira le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Togo autour d'un programme axé sur le vivre-ensemble.
S.A.A
L'événement s'inscrit dans le cadre de la Journée internationale de l'amitié. À cette occasion, les organisateurs du festival ont procédé au lancement officiel de la phase opérationnelle du Festival Zaman Lafia-Ma Tcharse. Cette initiative se présente comme une plateforme de rapprochement entre les peuples ouest-africains, dans un contexte où les défis sécuritaires et sociaux appellent davantage de solidarité et de coopération.
Devant un parterre d'invités, le Président du comité d'organisation, Souleymane Boubacar, a insisté sur la portée symbolique du projet. Selon lui, le festival traduit une volonté de transformer la diversité culturelle en un facteur d'unité et de développement. « Nous ne lançons pas seulement un festival mais un message de fraternité, de cohésion sociale et de développement communautaire », a-t-il déclaré, en saluant la présence des délégations venues du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Togo et du Bénin.
Des participants
Prévu du 4 au 6 février 2027 à Parakou, le festival proposera un programme multidimensionnel. Des ateliers consacrés à la paix, à la sécurité et à la coopération ouvriront les travaux. Ils seront suivis d'une foire internationale mettant en valeur les savoir-faire des différents pays participants, de sessions de dialogue entre communautés et d'activités éducatives destinées à transmettre aux jeunes générations les valeurs de tolérance, de respect et de fraternité. Les organisateurs annoncent également une grande caravane de la paix, un défilé interculturel réunissant les six nations ainsi qu'un concert géant dédié à la promotion de la fraternité. Ces activités visent à démontrer que la culture peut devenir un puissant outil de rapprochement entre les peuples et contribuer durablement à la stabilité régionale. Le secrétaire exécutif du comité d'organisation a souligné que cette dynamique ne s'arrêtera pas à Parakou. Une journée médiatique, diplomatique et culturelle est déjà programmée à Niamey en avril 2027, tandis qu'un colloque scientifique international sur les mécanismes de construction de la paix est annoncé à Abomey-Calavi en novembre de la même année.
Des participants
Le projet bénéficie déjà d'un soutien diplomatique notable. Jean-Yves Sawadogo, Consul Adjoint et représentant du Consulat général du Burkina Faso, a salué une initiative qui valorise les cultures africaines tout en favorisant la cohésion entre les peuples. Il a invité les différentes communautés vivant au Bénin à s'approprier le festival afin d'en faire un véritable succès collectif.
À travers Zaman Lafia-Ma Tcharse, le comité d'organisation souhaite rappeler que les réponses aux défis actuels ne relèvent pas uniquement des décisions politiques ou sécuritaires. Elles passent également par la reconnaissance des identités culturelles, le dialogue entre les communautés et la valorisation de ce patrimoine commun qui unit les peuples de l'Afrique de l'Ouest.




