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Fermeture d'une usine de fabrication de tomates à Cotonou: le gouvernement préserve la santé des populations

Fermeture d'une usine de fabrication de tomates à Cotonou: le gouvernement préserve la santé des populations

 Une industrie de fabrication de tomate dénommée "Leader" a été fermée la semaine écoulée dans un quartier de Cotonou. Cela fait suite à la descente d'une équipe de la Direction du Développement Industriel (Ddi), sur instruction de la ministre de l'Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman. Interrogé par une équipe de Daabaaru le mardi 3 mars 2026, le Directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Borgou et de l’Alibori, Rufus Sarè, est revenu sur les raisons de cette fermeture et sur ce qui est reproché au promoteur de l'usine.

Selon Rufus Sarè, l'usine a été perquisitionnée avant sa fermeture. « Le directeur et son équipe ont trouvé effectivement les produits déjà fabriqués de la tomate "Leader". Ils ont trouvé également les différentes matières qui servent dans la composition de cette tomate, qu'ils ont recensées. Ensuite, ils ont procédé à la fermeture de ladite usine pour des mesures conservatoires, en attendant la suite de la procédure et des enquêtes », a-t-il expliqué. À l'en croire, le promoteur de l'usine n'a pas reçu l'autorisation du ministère de l'Industrie et du Commerce avant la mise en service. « Il est reproché dans l'immédiat au promoteur de cette usine de ne pas détenir l'autorisation d'installation industrielle, qui est une condition préalable prescrite par la loi au Bénin avant qu'une industrie ne s'installe. Après avoir mis l'entreprise sous scellés, le laboratoire a procédé au prélèvement des échantillons pour une analyse éventuelle pour la suite de la procédure », a-t-il clarifié.

L'intérieur de l'usine fermée 

Le Directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Borgou et de l’Alibori, Rufus Sarè, a rappelé que des sanctions vont tomber après les analyses du laboratoire et à l'issue des résultats. « De toutes les manières, la Direction du Développement industriel a pris toutes les mesures nécessaires sur instruction des autorités pour que le dossier soit conduit de façon professionnelle, pour que la lumière soit faite et que la population, au moment venu, soit informée de la suite », a-t-il ajouté.

Des boîtes de tomates stockées 


Il a rassuré que des investigations et des visites inopinées se font pour mettre la main sur les promoteurs de ce genre d'usines. Le directeur Rufus Sarè a invité, pour finir, les populations à collaborer avec les autorités de la Direction départementale de l’Industrie et du Commerce (Ddic) du Borgou et de l’Alibori afin de décourager ces pratiques malsaines. « Nous invitons les populations à continuer à nous faire confiance et à collaborer avec les services déconcentrés de l'État que nous sommes pour qu'en temps réel, elles nous transmettent des informations de dénonciation, des cas de production clandestine qui se font souvent dans des chambres, dans les coins des quartiers qui échappent à notre contrôle », a appelé Rufus Sarè.

Wilfried AGNINNIN

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