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Etat de la presse béninoise: Basile Tchibozo appelle à des actions structurées pour sauver le quatrième pouvoir

Etat de la presse béninoise: Basile Tchibozo appelle à des actions structurées pour sauver le quatrième pouvoir

Entre chute dans le classement de Reporters Sans Frontières (Rsf) et difficultés financières, les médias béninois sont en survie. Pour Basile Tchibozo, conseiller à la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (Haac), l’heure est aux réformes structurelles et à la clarification juridique. Le constat est amer. Les entreprises de presse béninoises vivent sans aide de l’État, sans publicité, sans abonnements. Un « drame » économique, selon Basile Tchibozo, qui qualifie pourtant les journalistes de « héros » pour leur résilience face à une précarité absolue.

Sur le plan des libertés, le conseiller à la Haac préfère nuancer la lecture faite du recul du Bénin dans le classement mondial. Il dénonce un amalgame entre journalistes et web-activistes. « Le Code du numérique ne nous concerne pas en tant que journalistes, il concerne tous ceux qui s'exposent sur le cyberespace », tranche-t-il. L'enjeu est de faire reconnaître par la justice que seul le Code de l’information doit s’appliquer aux professionnels des médias.

Pour sortir de la crise, Basile Tchibozo mise sur trois leviers. Il s'agit de relancer la prime à la démocratie, de créer une régie publicitaire commune ainsi qu’une centrale d’achat, et de consolider les groupes de presse. Par ailleurs, il rejette l’idée d’une trêve médiatique. Pour lui, si les politiques se taisent, la presse doit investir le terrain social avec de grands reportages.

Le conseiller à la Haac voit l’intelligence artificielle et le numérique comme des défis pour le secteur des médias. Il réitère l'engagement de la Haac à pleinement jouer son rôle de régulateur et de protecteur pour un paysage médiatique assaini.

Alassane ADAMOU

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