Kwaloklaï, c’est le nouvel art martial typiquement africain désormais pratiqué au Bénin. D'origine ivoirienne, cette discipline sportive allie plusieurs techniques de combat (poings, pieds-poings, mi-distance, pieds) et le maniement d’armes traditionnelles telles que le nunchaku, le bâton, le couteau, le tonfa et la machette. Pour Ulrich Koffi Quenum, l'un des précurseurs au Bénin et Secrétaire Général de l'Académie Béninoise de Kwaloklaï (Abk), ce nouvel art martial est un héritage africain né en Côte d’Ivoire le 27 février 2010 et qui met en valeur la culture et la tradition africaine. Son initiateur est le GM Kouadjo Djilé Lazare épaulé dans ses tâches par GM Yao Kouamé Félicien et GM Yao N’dri Marcellin. « La pratique de cette discipline martiale Ivoirienne au Bénin découle de la volonté de ses pères Fondateurs de faire connaître les avantages et bien faits tant physique, moral et spirituel du Kwaloklaï à tous les enfants, jeunes et personnes âgées du monde entier en commençant par les pays africains. Cet art martial a donc vu le jour officiellement au Bénin depuis le 27 août 2025 suite à des séries de formations pratiques et théoriques que les pionniers béninois de cette discipline ont effectué en terre ivoirienne durant plusieurs mois », a-t-il fait savoir. A l’en croire, ces jeunes béninois qui sont devenus des Dato (Maître Ceinture noire en Kwaloklaï), ont décidés de partager leurs connaissance et formations dans le but de valoriser l’émancipation de la culture africaine en passant par la promotion du Kwaloklaï. Ce sport est réservé à toute catégorie d’âge et de sexe.
Son utilité pour le pratiquant et pour la société

La pratique du Kwaloklaï permet au pratiquant d’avoir une bonne santé physique : renforcer le corps, améliorer la condition physique et prévenir les maladies, développer la concentration, gérer le stress et accroître la confiance en soi. En cve qui concerne la société, la pratique du Kwaloklaï permet d’acquérir les valeurs sociales telles que la discipline, le respect, l’esprit d’équipe et d’intégration sociale. Ulrich Koffi Quenum a mentionné que le langage du Kwaloklaï vient de 4 grands groupes ethniques de l'Afrique notamment de l'ouest : Mandé, Voltaïque, Akan et Krou. Groupe Mandé : Mali, Guinée Conakry, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Sénégal, Gambie, Sierra Léone, Liberia, Guinée Bissau, Ghana, etc. Groupe voltaïque (Gour) : Burkina Faso, Ghana, Bénin, Togo, Cote d’Ivoire, Mali, etc. Groupe akan : Ghana, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, etc. Groupe Krou : Côte d’Ivoire, Libéria, Sierra Léone. Kwaloklaï est pratiqué en Côte d’Ivoire, au Niger, Mali, Bénin, Burkina-Faso, Togo, Guinée, Congo, Tchad et au Sénégal.
Il faut rappeler que deux grandes associations de pratique du Kwaloklaï sont déjà créées. Il s’agit de l’Académie Béninoise de Kwaloklaï (Abk) dont le siège est dans le Littoral précisément à Fidjrossè et l’Association Sportive Omnisports Gladiators du Zou (Asogz), dont le siège est dans le département du Zou. Ulrich Koffi Quenum pense faire du Kwaloklaï, une discipline nationale aimé et pratiquée par tous les garçons, filles, hommes, femmes, enfants, jeunes et vieux amoureux ou non des arts martiaux en général. La discipline sera étendue dans tous les départements du Bénin.
Pour toute information sur l'Académie Béninoise de Kwaloklaï (Abk), contactez le 01 61 88 39 86 ou 01 61 24 07 64.
Wilfried AGNINNIN



