Le prix de l’essence de contrebande connaît depuis quelques jours une hausse remarquable dans plusieurs localités des départements de l’Ouémé et du Plateau. Cédé récemment entre 450 et 500 F cfa, le litre s’échange désormais entre 650 et 700 F cfa par endroits. Selon des revendeurs rencontrés le lundi 9 mars 2026, cette flambée serait liée aux perturbations observées au Proche-Orient, qui affectent l’approvisionnement de certaines matières utilisées dans la fourniture du carburant destiné au Nigéria. Une situation qui pourrait encore s’aggraver à l’approche de la fête du Ramadan.
Dans plusieurs marchés et abords de routes, les revendeurs évoquent des difficultés d’approvisionnement pour justifier cette hausse soudaine. Selon certains commerçants rencontrés, les perturbations observées sur le marché international, notamment dans la région du Proche-Orient, auraient des répercussions sur la disponibilité de certaines matières entrant dans la fourniture du carburant destiné au Nigéria. « Depuis quelques jours, le produit devient difficile à obtenir. Les fournisseurs parlent de problèmes liés à la situation internationale, ce qui ralentit l’arrivée de l’essence », confie un revendeur rencontré dans la commune d’Adjarra. Cette tension sur l’approvisionnement commence déjà à impacter les consommateurs, notamment les conducteurs de motos-taxis et les usagers qui dépendent fortement de ce carburant informel pour leurs déplacements quotidiens.
Si la situation perdure, les acteurs du secteur redoutent une nouvelle flambée du prix du litre dans les prochains jours. Une perspective qui inquiète d’autant plus que la fête du Ramadan approche à grands pas, période généralement marquée par une hausse de la demande et des déplacements. Dans les départements de l’Ouémé et du Plateau, beaucoup craignent ainsi que le litre d’essence ne franchisse de nouveaux seuils, aggravant davantage les charges quotidiennes des ménages et des travailleurs dépendant du carburant.
Charles HONVOH




