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Colloque scientifique international: les Universités de Parakou et de Kara pensent à la science au service des communautés

Colloque scientifique international: les Universités de Parakou et de Kara pensent à la science au service des communautés

C'est parti pour quatre jours d'intense réflexion scientifique à l'Université de Parakou. Les travaux du 8ème colloque international conjoint des Universités de Parakou et de Kara ont été officiellement ouverts le mardi 15 septembre, en présence du parrain, le Professeur Joseph Djogbénou, Président de l'Assemblée Nationale. Étaient également présents à cette cérémonie d'ouverture, le Ministre Conseiller Mahamadou Dahouda, représentant la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Recteur de l'Université de Parakou, Professeur Bertrand Sogbossi Bocco, la Présidente de l'Université de Kara, Professeure Prénam Houzou-Mouzou, le Président du Comité d'organisation, Professeur Mohamed Nasser Baco, ainsi que plusieurs maires du Borgou et de nombreux acteurs du monde scientifique.

Alassane ADAMOU

Le Présidium de la cérémonie d'ouverture 

Placée sous le thème « Innover pour un avenir durable : Enjeux, défis et rôles des universités africaines », cette rencontre scientifique mobilise 800 participants venus d'une vingtaine de pays d'Afrique et d'Europe. Pendant quatre jours, du 15 au 18 septembre, chercheurs, enseignants, doctorants, décideurs publics, acteurs du secteur privé et partenaires techniques et financiers vont se retrouver autour d'une conférence inaugurale, de deux conférences plénières, d'une table ronde, d'une formation sur l'innovation dans la recherche et d'environ 700 communications scientifiques. Les échanges sont répartis en six ateliers disciplinaires : les sciences médicales et sanitaires ; les sciences naturelles et agronomiques biologiques ; les langues, lettres et sciences humaines ; les sciences juridiques et administratives ; les sciences économiques, de gestion et l'entrepreneuriat ; et enfin les mathématiques, la physique, la chimie et les innovations technologiques. 

Les invités au colloque 

Symbole d'une coopération scientifique Sud-Sud exemplaire, cette alliance entre Parakou et Kara démontre, à sa huitième édition, que les frontières nationales ne sauraient être des obstacles à la construction d'une intelligence collective africaine.

Des ambitions affirmées pour un impact durable 

Pour le comité d'organisation, le contexte impose un changement de paradigme. « Notre continent traverse aujourd’hui une période charnière de son histoire. Croissance démographique rapide, changements climatiques, insécurité alimentaire, défis sanitaires, chômage des jeunes, pressions sur les ressources naturelles et persistance des inégalités. Face à cette complexité, une conviction s’impose à nous. L’Université africaine ne peut plus se contenter d’être une tour d’ivoire repliée sur ses missions traditionnelles d’enseignement et de recherche, elle doit devenir un véritable laboratoire social de développement durable, un espace où les savoirs endogènes dialoguent avec les avancées globales », a déclaré le Professeur Mohamed Nasser Baco, Président du comité d'organisation. 

Des participants

Saluant les bonnes relations entre les deux institutions liées par la géographie, l'histoire et des défis communs, la Présidente de l'Université de Kara a appelé à franchir un nouveau cap. « Notre aspiration est désormais de passer d’une coopération par convention à une coopération de résultats basée sur des projets scientifiques et des publications communes, la mobilité des enseignants-chercheurs, la mutualisation des équipements ainsi que sur des réponses conjointes aux appels à projets et sur la recherche collective de financement », a indiqué la Professeure Prénam Houzou-Mouzou.

Abondant dans le même sens, le Recteur de l'Université de Parakou voit en ce colloque la preuve de la solidité du partenariat. « Au fil des années, les deux institutions ont construit une coopération fondée sur l’excellence scientifique et la volonté commune de contribuer au développement de nos pays et de notre sous-région », a affirmé le Professeur Bertrand Sogbossi Bocco.

Professeur Mohamed Nasser Baco, Président du comité d'organisation 

Prenant la parole, le parrain de cette 8e édition du colloque a rappelé la finalité de la science. « La recherche doit permettre à une communauté de satisfaire ses besoins, de se protéger, de se défendre, d’assurer sa sécurité. La recherche n’a pas de sens si elle n’offre pas à une communauté, à une population, à un État les moyens de satisfaire ses besoins fondamentaux », a fait savoir le Professeur Joseph Djogbénou.

Procédant au lancement officiel des travaux, le Ministre Conseiller à l'Enseignement supérieur, à la Recherche scientifique et à la Formation technique, représentant la Ministre, a insisté sur le défi du transfert de connaissances. « Le véritable défi consiste à faire passer le savoir de l’Université vers la société, les entreprises, les administrations, les collectivités territoriales, les agriculteurs, les professionnels de santé et des communautés. Je formule le vœu que ces travaux produisent des recommandations fortes, utiles et opérationnelles capables de guider les actions publiques et d’inspirer les réformes institutionnelles », a martelé le Professeur Mahamadou Dahouda.

La cérémonie s'est clôturée par la conférence inaugurale du Professeur Brice Sinsin, Recteur honoraire de l’Université d’Abomey-Calavi, qui a plaidé pour une « Université africaine du XXIè siècle », qui quitte la tour d’ivoire pour devenir un véritable laboratoire social au service du développement durable.

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