Du 18 au 19 novembre 2025, le Comité Technique Interdépartemental (Cti), du Programme d'Appui à la Gouvernance Locale et au Renforcement de l'Attractivité Territoriale (Agora), a tenu sa deuxième session de l'année 2025. La rencontre s'est déroulée à la salle de conférence du centre le Rucher de Komiguéa à N'Dali, sous la présidence du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. Cette session a été consacrée au suivi-évaluation et au contrôle de l’exécution des actions en lien avec les objectifs du Programme Agora, financé par la coopération suisse.
Freud ADJAKOU (Stg)

Les travaux de la deuxième session du Cti se sont achevés sur un bilan globalement positif. Durant deux jours, les participants ont abordé des questions relatives au développement des 27 communes des quatre départements du Nord-Bénin. Cette session a été l’occasion d’échanger sur la performance des communes, de faire le point avec les associations sur l’assistance apportée aux communes, et de formuler des recommandations en vue d’atteindre les objectifs du programme Agora.

Dans son allocution de clôture, le président du Cti, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé a exprimé sa satisfaction quant à la qualité des débats et des recommandations, ainsi qu'à l'ambiance fraternelle, conviviale et participative ayant marqué les travaux. Selon lui, plusieurs avancées significatives ont été enregistrées. « À travers les présentations, il ressort que des avancées notables ont été enregistrées dans la mise en œuvre du programme en matière de promotion de la bonne gouvernance, ce qui traduit l'engagement de l'ensemble des acteurs à faire de ce programme un succès », a-t-il souligné. Il a, par ailleurs, invité les associations d’intercommunalité à poursuivre les bonnes pratiques favorisant l’émulation et la compétitivité entre les communes, notamment en ce qui concerne la mobilisation et l’utilisation des ressources. Toutefois, il a rappelé que certains défis majeurs demeurent. « Ces défis sont liés au contexte sécuritaire qui prévaut dans certaines communes, limitant la mobilité des acteurs, au déficit du personnel dans les organes de passation des marchés publics, avec pour corollaire la réduction de la célérité et de l'efficacité du processus, au retard dans l'élaboration ou la validation des Tdr de certaines activités, entravant la réalisation efficace et efficiente des indicateurs » a-t-il indiqué. Le préfet a profité de l’occasion pour appeler tous les acteurs à jouer pleinement leur rôle afin d’assurer une mise en œuvre effective des recommandations issues de cette session. Pour conclure, il a réitéré sa profonde gratitude à la coopération suisse, dont l’appui contribue fortement au développement des communes du Nord-Bénin.
Prenant la parole, le chef gouvernance de la Coopération Suisse, Florian Brandli, a salué les efforts fournis par les différentes communes, tout en rappelant que des défis restent à relever. « Quand on a regardé un peu les performances, on a vu qu'on a une certaine amélioration. Même si tout n'est pas encore rose, on a une certaine amélioration, surtout en comparaison avec les années antérieures », a-t-il martelé. Il a exprimé le souhait de voir la performance des communes se renforcer davantage, estimant que les communes du Nord-Bénin ont le potentiel de figurer parmi les vingt meilleures du pays.

De son côté, le chef d'équipe de l'Unité de Gestion du Programme (Ugp)/Agora Bakary Traoré, est revenu sur l’ensemble des travaux réalisés au cours de cette session. « D'abord, nous avons fait le point des activités au 31 octobre, pour voir l'avancée des activités qui ont été menées, et apprécier les taux d'exécution physique et les taux d'exécution financière, qui, je peux vous dire, sont satisfaisants » a-t-il rappelé. Selon lui, la session a également permis d’examiner plusieurs dossiers techniques essentiels au bon fonctionnement des communes, notamment ceux relatifs à l’utilisation des ressources mises à leur disposition par l’État. Il a souligné que sur ce plan, les fonds octroyés par le gouvernement peinent encore à être pleinement opérationnalisés aux communes. « Nous avons aussi parcouru l'élaboration des plans locaux de cohésion sociale. Nous avons également travaillé sur le dossier qui porte sur la mise en œuvre des projets Fadec-sahel », a-t-il déclaré. Bakary Traoré a précisé que des recommandations ont été formulées à chaque étape pour garantir une meilleure mise en œuvre du programme Agora. Il a enfin profité de l’occasion pour lancer un appel aux partenaires, les invitant à soutenir la réalisation des différents projets.



