À l’issue de la campagne cotonnière 2025-2026, le Bénin a enregistré un recul de production par rapport à 2024-2025, avec 533 111,61 tonnes récoltées. Pour inverser la tendance et redonner au pays sa place de leader en Afrique de l’Ouest, la Fédération nationale des coopératives villageoises des producteurs de coton, dirigée par Tamou Gani Badou, a organisé le vendredi 29 mai 2026 un atelier-bilan à Kandi.
La rencontre a réuni les présidents, trésoriers, secrétaires et gérants des bureaux communaux des UCom/Cvpc des six communes de l’Alibori. Objectif : analyser dans un esprit de redevabilité les résultats de la campagne écoulée et définir ensemble les priorités pour réussir celle de 2026-2027.
Les travaux, tenus au siège de l’Union départementale des Cvpc, se sont déroulés en présence du délégué de l’Aic, des représentants du Ddaep de l’Alibori, du Dg de l’Atda 2 Issifou Dado Doko, et du directeur du développement de l’Aic, Houngni Alexis.
À l’ouverture, Tamou Gani Badou a salué la forte mobilisation des participants et appelé tous les acteurs à unir leurs efforts pour relever le défi de la contre-performance. Le représentant du Ddaep a, pour sa part, rappelé le poids de la filière coton dans le budget de l’État et le PIB, un argument de plus pour booster la productivité.
Les causes et les solutions
Les responsables des UCom/Cvpc ont pointé du doigt les pluies tardives suivies d’un arrêt brutal des précipitations, la mauvaise utilisation des intrants - doses, types d’engrais et périodes d’application non respectées - ainsi que l’insécurité et le bradage des engrais.
Pour corriger le tir, la Fédération, avec l’appui du directeur du développement de l’Aic, a présenté de nouvelles dispositions sur la fertilisation des sols et la lutte contre les ravageurs. L’Aic a aussi détaillé les mesures correctives adoptées après la campagne 2025-2026. Les périodes de semis, les fenêtres de traitements phytosanitaires et le calendrier de distribution des intrants ont été rappelés pour mieux organiser la prochaine campagne.
Les participants à l'atelier
Tamou Gani Badou a insisté sur l’effort du gouvernement : plus de 20,5 milliards Fcfa de subventions pour maintenir le Npk à 17 000 fcfa au lieu de 23 500, et l’urée à 15 000 fcfa au lieu de 19 500. « Cette subvention bénéficie à tous les producteurs, pas seulement aux cotonculteurs. Comment faire si les engrais sont bradés ? », a-t-il interpellé.
En clôture, le président de la Fn-Cvpc a demandé aux participants d’intensifier la sensibilisation à la base. Les UCom/Cvpc se sont engagés à restituer les travaux et à poursuivre la mobilisation des producteurs.
Alassane ADAMOU




