Les patrons de presse béninois, notamment ceux du privé, traversent d'énormes difficultés pour financer leurs entreprises, surtout à l'ère du numérique. Pour trouver des solutions durables à ces difficultés, la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (Haac) mobilise des promoteurs de médias pour un séminaire de formation à Grand-Popo, du 19 au 21 octobre 2026. Les réflexions portent sur la nouvelle économie des médias à l'ère du numérique. Comment financer durablement les médias béninois à l'heure où les lecteurs changent leurs habitudes et où la publicité échappe de plus en plus à la presse ? C'est la principale question qui retient l'attention d'une vingtaine de patrons de presse et d'experts. En effet, l'état des lieux montre que les lecteurs se tournent davantage vers leurs téléphones, que les audiences migrent vers les réseaux sociaux et que les recettes publicitaires se font plus rares. Pendant ce temps, les charges continuent de grimper et les rédactions peinent à joindre les deux bouts.
Des participants
Dans son discours d'ouverture, le secrétaire général de la Haac, François Awoudo, a reconnu la nécessité d'accompagner les entreprises de presse face à ces mutations. De son côté, le vice-président de la Haac, Mohamed Bare, directeur du séminaire, a rappelé le lien essentiel entre journalistes et entreprises de presse. À l'en croire, l'un ne peut durablement exister sans l'autre.
Des participants
Pour la première journée, les participants ont eu droit à plusieurs communications. Il s'agit notamment des thèmes suivants : mutations de l'écosystème médiatique et nouveaux enjeux économiques, état des lieux des médias traditionnels et mutation du marché publicitaire au Bénin. Pour renverser la tendance, il faut la diversification des revenus, les abonnements numériques, le paiement mobile, la monétisation des vidéos et podcasts ou encore la mutualisation des moyens.
Wilfried AGNINNIN




