Une enquête récente menée par l’Ong Public Eye révèle la présence de quantités importantes de sucres ajoutés dans les céréales pour bébés Cerelac, largement commercialisées en Afrique. Cette découverte crée l’indignation d’autant plus que les mêmes produits, vendus en Suisse et dans plusieurs pays européens, sont proposés sans sucre ajouté.
Selon les analyses réalisées en laboratoire, la moyenne relevée dans plusieurs pays africains atteint 6 g de sucre ajouté par portion, pouvant monter jusqu’à 7,5 g pour certaines variantes destinées aux bébés dès l’âge de six mois.
Au Bénin, cet ajout est en moyenne de 6,6 g par portion, avec un pic à 6,9 g pour la variante Cerelac au blé, ce qui équivaut à près de deux carrés de sucre. Par ailleurs, en Europe notamment en Suisse, en Allemagne ou au Royaume-Uni ce type de produit ne contient pas de sucres ajoutés. Face à des controverses, Nestlé a annoncé en 2024 une reformulation complète de sa gamme en Inde.
Par ailleurs, l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) interdit l'ajout du sucre dans les aliments pour bébés et juge les normes du codex actuelles inadéquates. Selon l'Oms, l'exposition précoce au sucre peut entraîner une préférence durable pour les produits sucrés, contribuant ainsi à l’obésité infantile, un problème en forte hausse en Afrique.

La Ldcb appelle à des mesures urgentes
Face à ce constat alarmant et les conséquences néfastes pour l’organisme, la Ligue pour la Défense du Consommateur au Bénin (Ldcb) lance un appel aux autorités nationales et internationales, ainsi qu’au fabricant. Elle exige l'application uniforme des politiques nutritionnelles, l’alignement sur les standards européens ; la suppression des sucres ajoutés dans les produits destinés aux nourrissons, en particulier ceux de la marque Cerelac commercialisés par Nestlé et une transparence totale des informations nutritionnelles fournies aux consommateurs.
Freud ADJAKOU (Stg)



