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2ème journée des travaux de la commission mixte du parlement de la Cedeao: les Mpme, la nouvelle offensive économique de l'institution

2ème journée des travaux de la commission mixte du parlement de la Cedeao: les Mpme, la nouvelle offensive économique de l'institution

Entrée dans sa deuxième journée le mardi 28 juillet 2026 à Cotonou, la réunion délocalisée de la Commission mixte de la sixième législature du Parlement de la Cédéao poursuit son ambition de bâtir un environnement plus favorable à l'essor des micro, petites et moyennes entreprises (Mpme). Après les orientations politiques données lors de l'ouverture officielle lundi dernier, les travaux ont pris une tournure plus technique, mettant en lumière les réformes et les outils indispensables pour permettre aux Mpme d'accéder aux marchés régionaux, de mieux se financer et de tirer pleinement profit de la transformation numérique.

S.A.A

Depuis le lundi 27 juillet 2026, les parlementaires communautaires, les institutions financières ainsi que les experts et spécialistes du secteur privé réfléchissent à la manière de renforcer le rôle des Mpme comme véritables moteurs des chaînes de valeur régionales de la Cédéao. La deuxième journée a été consacrée à des communications techniques et à une table ronde destinées à transformer cette ambition politique en propositions concrètes. L'un des principaux temps forts de cette journée a été l'exposé consacré à l'innovation financière et à la transformation numérique présenté par la consultante en durabilité et en gouvernance, Emmanuelle Vlavonou. Les échanges ont démontré que la compétitivité des entreprises ouest-africaines dépend désormais de leur capacité à intégrer les outils numériques dans leur fonctionnement quotidien. L'experte a souligné que la digitalisation des procédures administratives, le développement du commerce électronique, les solutions de paiement dématérialisées ainsi que l'utilisation des technologies numériques constituent aujourd'hui des leviers incontournables pour accroître la productivité des Mpme et faciliter leur présence sur les marchés régionaux.

Au-delà de la digitalisation, la communicatrice a insisté sur la nécessité d'innover également dans les mécanismes de financement. Les petites entreprises continuent de rencontrer d'importantes difficultés d'accès aux crédits classiques, limitant leurs capacités d'investissement et d'expansion. Face à cette réalité, elle a plaidé pour des solutions financières plus inclusives et mieux adaptées aux réalités des entrepreneurs de la sous-région. Cette réflexion a trouvé un prolongement dans la communication sur la Banque d'Investissement et de Développement de la Cédéao. En effet, l'exposé a mis l'accent sur ce qui est présenté comme le chaînon manquant du développement des Mpme. Il a été question de rappeler la nécessité de proposer des instruments capables d'accompagner les entreprises dans leurs projets d'investissement, leur préparation à l'exportation ainsi que leur intégration aux systèmes régionaux de paiement, considérés comme des outils essentiels pour fluidifier les échanges commerciaux au sein de la Cédéao.

Les travaux de cette deuxième journée ont également confirmé que l'accès au marché régional ne dépend pas uniquement du financement. Les normes de qualité, la certification des produits et la conformité aux exigences commerciales apparaissent désormais comme des conditions indispensables pour permettre aux entreprises de conquérir de nouveaux débouchés. Sans infrastructures de qualité ni référentiels harmonisés, les ambitions d'intégration économique restent limitées. Ces différentes problématiques ont alimenté une table ronde consacrée à l'intégration des Mpme dans les chaînes de valeur régionales formelles. Les représentants du ministère béninois de l'Économie et des Finances, de la Bidc, de la Commission de la Cédéao ainsi que plusieurs spécialistes du commerce international, de la conformité et de la gouvernance ont confronté leurs analyses. Tous s'accordent sur le fait que les Mpme ne doivent plus être considérées comme de simples acteurs de proximité mais comme les futurs piliers de l'industrialisation et de l'intégration économique ouest-africaine. Pour y parvenir, les États membres devront accélérer les réformes visant à améliorer l'environnement des affaires, renforcer les capacités entrepreneuriales, favoriser la transition numérique et faciliter l'accès aux financements.

Au terme de cette deuxième journée, il est à préciser que la réunion délocalisée de la Commission mixte de la sixième législature du Parlement de la Cédéao qui se tient à Cotonou ne se limite pas à une série de communications techniques. Elle ambitionne de jeter les bases d'une nouvelle politique régionale en faveur des Micro, petites et moyennes entreprises avec l'objectif de faire émerger des entreprises plus compétitives, mieux financées, davantage tournées vers l'innovation et pleinement intégrées aux chaînes de valeur de la Cédéao. Une orientation stratégique qui pourrait contribuer à accélérer la création d'emplois, stimuler les investissements et renforcer la résilience économique de l'Afrique de l'Ouest.

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